Des ravages psychologiques de l’indécision aux échecs

Descartes disait : « l’irrésolution est le pire des maux », en voici l’illustration probante. Partons de la position du diagramme et faisons un premier bilan psychologique:

guillo-vialattePas besoin d’être grand-maître pour estimer raisonnablement que la position blanche est saine, voire confortable : pièces développées, contrôle de la case d5, coordination des tours, roi en sécurité. Les blancs étudient alors un premier coup candidat Cd5, qui, après un échange, par exemple, permettrait de prendre le pion c pour cible, et se demandent si un coup meilleur n’est pas à leur portée. C’est alors qu’un ressort psychologique se met en branle et que le coup c5?! surgit dans mon cerveau telle une chandelle au fond d’une cave….

Guillo(1901)-Vialatte(2017) Interclubs

Gambit « tactique » puisqu’il fera pression sur d6 et e5, en fixant de surcroît l’aile dame. En cas de prise, le cavalier en d5 s’avèrera fort  (menaçant c7, ou après échange la dame récupère c5 sur échec….). Pourtant malgré cette analyse « sensée » où le risque est somme toute mineur, le crâne blanc disjoncte, et 25mn plus tard, une main faussement assurée saisit le canasson et l’installe en d5. Certes, le coup reste tout à fait correct, mais une dépense d’énergie et de temps stérile laisse des traces, et la gaffe arrivera quelques minutes plus tard, preuve s’il en est que l’investissement en quelque sorte bafoué par je ne sais quel réflexe timoré de pseudo « sécurité » aboutit à la catastrophe. L’aphorisme de Tartakover est toujours pertinent, même lorsque le risque est mineur.

A bon entendeur…

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